j'ai fini le chapitre 1 mais se n'est pas le final. je vous le met quand même. dite-moi se que vous en pensez:
Chapitre 1 :
La pleine lune brillait fort dans le ciel, annonçant que minuit approchait. Memphis était silencieuse et tous dormaient profondément après une dure journée de travail d’un sommeil épuisé, mérité ou non. Car ce n’était pas tout les habitant qui était de vaillants scribes, artisans, marchands ou prêtres. Certains vivaient comme des sangsues, aspirant le moindre debens que pouvait posséder le malheureux ciblé par des fonctionnaires sans scrupules qui l’appauvrissait de jours en jours. D’autres préféraient voler, dans les coins sombres comme chez leurs victimes endormies, n’hésitant pas d’utiliser un poignard nettement plus convaincant lorsque l’envie prenait à leurs proies de jouer aux héros. Heureusement, Memphis n’était pas sans protection contre ces brigands. Les Medjays, soldats du Pharaon, veillaient et il n’était pas rare de voir des voleurs arrêtés et punis pour leurs crimes par les courageux militaires. Cependant, même eux avaient une crainte qui grandissait de jours en jours, jusqu’à les rendre si paranoïa qu’ils n’en dormaient plus la nuit sans leurs armes sous leur lit. Et même ça, c’était pour les moins touché par cette phobie.
Ce qu’il les effrayait tant ?
Tomber sur le « fils de Seth ».
Le terrible voleur, partout à la fois mais nulle part en même temps. Il volait chaque nuit, chaque jour et son bilan de crimes allait toujours en grandissant, jamais surpassé. L’habile bandit était plus souple qu’un chat, plus rapide qu’un guépard et plus rusé que Seth lui-même, ce qui lui avait valu son surnom de « fils de Seth ». Tous les habitants d’Égypte, du Caire jusqu’à Assouan, s’entendaient pour dire qu’il était un démon qui n’amenait que le trouble dans la paix et la quiétude du règne de Hatshepsout, leur reine actuelle.
Un bruit suspect troubla le calme paisible de la nuit et alerta les Medjays qui patrouillaient non loin de là. Ils le savaient. Ils savaient qui avait fait ce bruit. La sonorité tintait trop comme une provocation et elle était propre à l’habitude de son créateur. Le « fils de Seth » avait à nouveau frappé. Très près d’eux, cette fois-ci, sans qu’il n’alerte les gardes.
Un des soldats, un vétéran, tenta, sans succès, de calmer les nouvelles recrues qui l’accompagnaient dans sa ronde de minuit. Mais rien à faire : les novices avaient entendu les rumeurs des ingénieuses fuites du voleur alors que les Medjays le croyaient à leur merci. Les nouveaux gardes n’avaient aucune envie d’aller voir ce qui se passait, surtout avec la noirceur oppressante qui pouvait dissimuler le « fils de Seth » n’importe où.
L’aîné se fit plus pressant, chaque seconde amincissait leurs chances de réussir à retrouver le voleur et à lui donner la leçon qu’il méritait grandement. À regret, les Medjays obéirent, sachant fort bien que s’ils continuaient à s’entêter, la corvée d’eau leur reviendrait par un « pur hasard ». Ils auraient préféré se battre à mains nues avec un crocodile du Nil plutôt que faire face au « fils de Seth » mais ils n’avaient pas le choix, les Medjays auraient eu de sérieux problèmes s’ils avaient décidés de déserter pour échapper à leur devoir. Ou à leur mort.
Ils avancèrent silencieusement, essayant de ne pas faire trop de bruit.
Quoique ce fût peut-être un peu inutile, le voleur savait sûrement déjà que les Medjays étaient à ses trousses.
Ils rasèrent les murs de deux maisons rapprochées, veillant à bien rester dans l’ombre complice.
Mais même obscurité pouvait être traîtresse. Deux yeux gris métalliques percèrent la noirceur, surveillant attentivement les trois silhouettes découpées dans le noir de la nuit, un petit sourire moqueur flottant sur ses lèvres…
Les Medjays atteignirent rapidement la maison d’où provenait le bruit. À nouveau, il retentit. Les gardes ricanèrent nerveusement. Le « fils de Seth » avait trahit sa présence et avait indiqué sa position exacte. Il n’était pas si malin que ça, finalement !
Ils se trompaient lourdement.
Car, lorsqu’ils entrèrent dans la maison cambriolée avec la certitude de faire le meilleur coup de leurs carrières, elle était vide. Absolument et définitivement vide.
Il était partit.
Soupçonnant une ruse, le vétéran Medjays fit fouiller toutes les pièces. La maison appartenait à un riche commerçant, sa demeure possédait donc deux étages en plus du toit qui servait de lit lors des chaudes nuits. Après une infructueuse recherche au premier étage, ils s’engagèrent prudemment vers le deuxième. Le marchand à qui appartenait la maison était visiblement partit car ils ne rencontrèrent pas âme qui vive.
Il ne leur restait plus que la cuisine à fouiller. Les gardes s’approchèrent, surveillant aussi leurs arrières.
Un bruit de pot cassé les accueillit à l’entrée de la cuisine.
Le vétéran ordonna ses ordres. Une des recrues resterait en arrière en cas de problème. Lui et l’autre soldat entreraient vérifié la pièce.
Ils s’engagèrent prudemment. Ce qu’ils virent les laissèrent si perplexe qu’ils s’immobilisèrent.
Un ingénieux système de poulies et de cordes avait été rapidement mais savamment monté dans la cuisine et faisait tomber à environ toutes les cinq minutes un pot d’une étagère garnie. Il n’y avait qu’une personne qui pouvait avoir inventé cet habile dispositif. Le « fils de Seth » l’avait créé pour les entraîner dans un piège.
Comme un seul homme, les deux Medjays se regardèrent et levèrent les yeux au plafond.
Il était là.
Le « fils de Seth » était bel et bien dans la pièce, accroché aux parois des murs rapprochés à cette endroit.
Il sourit, ses yeux gris brillant de plaisir dans la pénombre de la pièce. Avant que les deux soldats aient pu avertir l’autre garde, le voleur les assomma proprement en frappant leurs têtes l’une contre l’autre.
Et avant même que les deux corps mous ne touche au sol, le « fils de Seth » était sortit de la cuisine et filait, plus vite qu’une flèche. Le garde en faction en arrière se retourna vivement et, voyant ses deux camarades assommés, tira son épée de son fourreau. Une ombre le frôla et, plus nerveux que jamais, il regarda autour de lui.
Le « fils de Seth » se tenait à une coudée du Medjay, l’air goguenard. Il se moquait visiblement de lui. Sa longue cape de cuir noir bordé de fils rouge et les quelques colliers qui pendaient à son cou lui donnait un vrai aspect de voyou. De ses cheveux noir-brun, ses remarquables yeux métallisés et sa peau basanée émanaient une personnalité sauvage et indomptable. Et il tenait un sac plein d’objet précieux, fruits de son vol nocturne, dans une main. C’était la première fois que la recrue voyait le mystérieux voleur mais il en connaissait assez sur lui pour craindre pour sa vie. Surtout avec les innombrables lames qui pendaient à son court pagne blanc et dont le « fils de Seth » savait que trop bien se servir. Mais la posture provocatrice de celui-ci énervait énormément le fier Medjay. Celui-ci prit une posture d’attaque, s’attendant à une offensive de la part du voleur. Les soldats du Pharaon n’étaient pas des trouillards et ils étaient respectés partout où leur réputation de justicier sans merci allait. Cependant, ils faisaient exception devant le « fils de Seth » qui avait déjà tué cinq des leurs durant leurs affrontements.
Mais ce que ne savaient pas le garde, c’était que ces Medjays utilisaient leur position sociale pour escroquer les paysans en leur faisant payer une lourde taxe en échange de leur sécurité. Le voleur avait plutôt rendu un fier service à ces malheureux en éliminant les malotrus. Mais le soldat ne le savait pas et pensait qu’il tuait pour le plaisir. Et qu’il allait sûrement rejoindre ses victimes bientôt.
Le « fils de Seth » le surprit. Il ne dégaina pas de poignard comme s’attendait la recrue. Le voleur sourit à nouveau. Son plan marchait à merveille et ils étaient tous tombés dans le panneau.
Vif comme un chat, il se glissa entre le soldat et le mur et s’élança près de la fenêtre. Sûr de son coup, il grimpa sur le rebord et, après un clin d’œil complice au Medjay étonné, il sauta, sa cape flottant derrière lui.
Le garde ricana nerveusement. Qu’il était stupide ! Ils se trouvaient au deuxième étage, le voleur n’avait aucune chance de s’en sortir vivant ! Il s’approcha et se pencha en bordure de la fenêtre, pensant retrouver le corps disloqué du « fils de Seth » quelques mètres plus bas.
Il eut une mauvaise surprise.
Car le voleur était malin mais surtout très audacieux. Après être sauté, il avait contrôlé sa chute et était silencieusement atterrit sur le toit de la bâtisse voisine. À présent, il sautait de maison en maison, aussi souple qu’une panthère. Grande. Dangereuse. Et insaisissable.
Le « fils de Seth » se mouvait si rapidement qu’il finit par donner la nausée au Medjay qui tentait tant bien que mal de le suivre des yeux. Le garde s’affaissa un peu sur le rebord de la fenêtre, étourdi.
Et une dernière fois, l’astucieux voleur se retourna, tel un lion abandonnant sa proie. Encore un fois, il esquissa un vilain sourire, conscient de sa nouvelle victoire sur les Medjays. Bientôt, la nouvelle circulerait sur toutes les bouches. Le « fils de Seth » avait encore une fois échappé à une patrouille d’excellents Medjays.
Le soldat dans la maison sortit et alerta une patrouille plus nombreuse. Ceux-ci eurent beau contrôler toutes les sorties de la ville, toutes les rues et tous les bourgs les plus mal famés des environs, ils ne retrouvèrent pas le voleur.
Il s’était volatilisé, emmenant avec lui une importante quantité d’objets précieux.
La nuit passa sur un pied d’alerte pour les soldats du Pharaon. Mais lorsque l’aurore arriva, ils durent se rendre à l’évidence : le « fils de Seth » s’était à nouveau évaporé en ridiculisant les Medjays, il était le plus malin et le pire fléau de toute l’Égypte.
Dans la nuit, deux yeux gris étincelaient, cachés entre deux ruelles sales, et observaient attentivement les patrouilles qui passait nerveusement devant son repaire. Un sourire ébauché et un coup de vent. Il était repartit. Insaisissable.
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